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LE CONTROLE DE L'ENVIRONNEMENT JAMES // PRÉSENTATION GÉNÉRALE

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LE CONTROLE DE L'ENVIRONNEMENT
JAMES //
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Janvier 1996
INTRODUCTION
Trois "homme/années" auront été nécessaires à la FST pour développer la deuxième génération de
son contrôle de l'environnement JAMES. Avant d'emmener le lecteur à la découverte de ce nouveau
produit, il nous semble intéressant de porter à sa connaissance les multiples démarches entreprises
à l'occasion de ce travail. Il ne s'agit pas là de considérations purement techniques mais plutôt des
éléments directeurs du concept global et particulier de ce produit.
Un nombre de plus en plus important d'entreprises spécialisées proposent sur le marché des
systèmes de contrôle de l'environnement présentant des similitudes avec JAMES /. L'évaluation de
ces produits n'est pas facile et, à notre connaissance, aucune étude comparative complète n'a
encore été réalisée dans ce domaine, à ce jour. Cet état de fait nous semble fort regrettable. En effet,
pour pouvoir comparer objectivement de tels produits, il est indispensable pour l'évaluateur de
disposer de solides connaissances, aussi bien sur le plan de la technique que sur celui de
l'application. Dès lors, les professionnels de la rééducation, notamment les ergothérapeutes,
éprouvent des difficultés lorsqu'il s'agit de conseiller valablement les personnes handicapées sur le
type de matériel apte à satisfaire de façon optimale les besoins et les demandes exprimés.
A notre avis, il appartient au fabricant lui-même de combler cette lacune en fournissant une liste
aussi exhaustive que possible des caractéristiques de son produit. Celle-ci se doit non seulement de
traiter les aspects techniques mais doit également révéler l'analyse des besoins, telle qu'elle a été faite
lors de sa conception.
Nous ne prétendons pas ici être parvenus à le faire dans une forme parfaite, cependant, dans ce
document, nous nous sommes attachés à proposer une approche aussi complète que possible du
produit JAMES // et à présenter l'analyse des besoins et de la demande résultant de sa réalisation.
JAMES / est sur le marché depuis septembre 1977. A ce jour, environ 4'500 personnes en font un
usage quotidien, en Suisse et à l'étranger. Il eût été difficile de tous les interroger afin de connaître les
points faibles et forts de l'appareil qu'ils utilisent; c'est pourquoi, nous n'avons consulté qu'une
partie d'entre eux.
Nous tenons à adresser nos remerciement également à ceux qui, fabriquants, utilisateurs ou
distributeurs des produits concurrents, ont nourri notre réflexion.
CONTRÔLE D E L 'ENVIRONNEMEN T : Analyse des besoins
Nous savons aujourd'hui que le contrôle de l'environnement est la clef de voûte de toute installation
dans ce domaine. Considérant que l'utilisateur d'une telle installation soit bien formé à l'utilisation de
son appareil et que ce dernier corresponde bien à la demande, il n'y a pas de doute quant au fait
qu'un appareil de contrôle de l'environnement doit être bien pensé, adapté, monté... faute de quoi,
même la meilleure des installations ne donnera que de piètres résultats.
Les besoins caractéristiques de ce type de produit se résument essentiellement aux quelques points
suivants :
Convivialité : D'une façon générale, un produit doit pouvoir être utilisé de la façon la plus intuitive
possible. Il ne sert à rien de proposer une multitude de possibilités si
elles ne sont finalement pas utilisées ou si leur utilisation se révèle trop difficile
à comprendre.
Fiabilité : Un contrôle de l'environnement permet d'assurer à son utilisateur une certaine
sécurité. Il doit par conséquent présenter une fiabilité maximale dans des
conditions d'utilisation souvent très difficiles et s'apparentant à celles du domaine
médical ou du domaine militaire (toute pondération faite cependant).
Autonomie : L'énergie embarquée dans un tel appareil est limitée; il s'agira de prévoir une
gestion de l'énergie aussi favorable que possible.
Portabilité : Les personnes handicapées ne peuvent souvent se déplacer que par le biais
d'un fauteuil roulant. Un contrôle de l'environnement devra par conséquent
être aisément portable. Il rare, en effet, que leurs utilisateurs restent confinés à
un seul endroit.
Entretien : Bien que de nombreuses précautions doivent être prises par les constructeurs
afin de respecter les consignes de qualité en vigueur, le fait de ne pas prévoir
une éventuelle panne de l'appareil, ainsi que le moyen d'y remédier, constitue
une erreur à ne pas commettre.
Évolution : Devant la diversité des demandes et des aptitudes des utilisateurs, un contrôle
de l'environnement devrait pouvoir s'adapter le mieux possible aux caractéristiques
de la majorité des utilisateurs, ainsi qu'à l'évolution possible de leur
demande (et de leur aptitude) dans les mois qui suivent la mise en service de
l'installation.
Technologie : Il est indispensable de pouvoir bénéficier des dernières technologies disponibles
afin que le produit puisse durer. Il doit, en effet, pouvoir rester suffisamment
longtemps sur le marché. Le fait de devoir changer fréquemment
d'appareil complique la prescription, la formation et finit par pénaliser l'utilisateur.
Combiner : Il y a 5 ans, la plupart des personnes handicapées utilisant un contrôle de l'environnement
ne demandait pas à pouvoir accéder à plusieurs aides techniques
en même temps. Aujourd'hui, il n'est pas rare de constater qu'une commande
de fauteuil roulant, une aide à la communication ou encore une adaptation de
la place de travail viennent s'ajouter au système de contrôle de
l'environnement. Ainsi, le fait de pouvoir combiner entre eux plusieurs de ces
appareils peut présenter de nombreux avantages, tant sur les plans technique,
économique et pratique.
CAHIER DES CHARGES DE JAMES // ET CARACTÉRISTIQUES EFFECTIVES
Après avoir analysé différents systèmes de contrôle de l'environnement existants et suite aux nombreuses
expériences cumulées par JAMES / et certains appareils concurrents, nous avons dressé
une liste de caractéristiques qui, nous semble-t-il, déterminent les qualités que devrait posséder un
contrôle de l'environnement portable. Ce travail représente, en quelque sorte, le cahier des charge
de JAMES //.
Performances
générales : Le concepteur d'un contrôle de l'environnement se trouve confronté au
dilemme que représente la grande diversité des utilisateurs - personnes
handicapées ou rééducateurs - et de leurs demandes initiales (ou successives
à quelques mois d'expérience), face à la gamme relativement restreinte de
produits qu'il va pouvoir développer et distribuer. La première de ces deux
considérations signifierait qu'il faille développer non pas un produit unique
mais toute une gamme de produits. La seconde, quant à elle, limite la gamme
pour des raisons économique évidentes, le "marché" étant relativement faible.
Le concepteur d'un tel produit doit se souvenir que, dans ce domaine surtout,
ce qui compte prioritairement ce n'est pas la puissance de la technologie, mais
l'aptitude de l'homme à en faire usage. Pour faire face au dilemme de la diversité
des demandes comparativement au potentiel réel du marché (limitant
économiquement la gamme effectivement possible), une solution consiste à doter
le produit de plusieurs configurations ou de plusieurs modes de
fonctionnement. Sans pour autant satisfaire la totalité des demandes, il devient
ainsi possible de donner satisfaction à la majeure partie des utilisateurs, avec
un seul et même appareil de base.
La qualité obtenue dans l'application d'une installation de contrôle de l'environnement
peut être assimilée au produit de la qualité des technologies utilisées
(et de leurs installations) par la compétence de la personne (l'aidant ou
opérateur) qui procède à l'adaptation du produit aux demandes de l'utilisateur
(l'aidé) et à la programmation ou paramétrisation du contrôle de l'environnement
lui-même.
Ce qui précède nous semble faire l'objet d'un fort consensus auprès des
personnes bénéficiant d'une expérience dans ce domaine. Dans la réalité,
l'expérience montre que la plupart des difficultés rencontrées dans ce domaine
sont relativement souvent dues à une insuffisante compétence de l'opérateur.
Ceci provient du fait que l'importance de ce savoir-faire a été négligée et que,
par conséquent, les ressources nécessaires à son acquisition n'ont pas été
mises à disposition.
Niveau opérateur : Les constructeurs auront probablement constaté que, lorsque les résultats
obtenus sont insuffisants, c'est généralement la qualité de la technologie (ou
du produit) utilisée qui est tout d'abord mise en cause, plutôt que le manque
d'expérience de l'opérateur.
JAMES // : Il s'agit en fait d'un produit unique, présentant trois niveaux de
programmation, selon les compétences de l'opérateur. Nous avons classé ce
dernier en trois catégories :
1. NIVEAU JUNIOR : Nous partons du principe qu'à ce niveau de
programmation, l'aidant n'a pas besoin d'être au bénéfice d'une quelconque
expérience pour programmer JAMES //. En contrepartie, la performance du
produit sera limitée. Dans ce cas, toute forme d'assistance, conseils ou
services prodigués par le fournisseur JAMES // pourront faire l'objet d'une
rémunération.
2. NIVEAU SENIOR : Pour obtenir la certification SENIOR, la participation de
l'aidant à un stage de formation de base est souhaitable. Le stage en
question permettra de développer ses compétences concernant : la
prescription, le concept d'une installation simple, la connaissance du
comportement des utilisateurs et de certains aidants, la situation relative à
l'offre "contrôle de l'environnement" sur le marché, la programmation, la
mise en service du produit ainsi que certaines considération techniques de
base, telle que la transmission par infrarouges. Ainsi, il sera moins souvent
nécessaire d'avoir recours au service d'assistance proposé par l'opérateur
qu'au niveau JUNIOR.
3. NIVEAU PROFESSIONNEL : La certification PROFESSIONNEL s'obtient en
participant à un stage spécifique de 3 jours, à condition d'avoir
préalablement suivi un stage de base SENIOR. Ce cours développe de
façon plus détaillée les sujets abordés lors du stage précédent. Il inclut des
considérations très précises permettant une adaptation maximum du
produit JAMES // aux divers types d'installations techniques ainsi qu'aux
besoins, demandes, aptitudes et limites de son utilisateur. Un examen final
permet d'obtenir la certification PROFESSIONNEL.
A ces trois niveaux de compétence, correspondent trois niveaux de
programmation, d'utilisation et de performance de JAMES //. Les niveaux
JUNIOR et SENIOR peuvent être déterminés par l'opérateur lui-même. Quant
au niveau PROFESSIONNEL, il ne peut être atteint qu'avec l'accord du
distributeur, moyennant l'entrée dans JAMES // d'un code, propre à chaque
appareil.
Une personne ne disposant pas du niveau de compétence SENIOR peut librement
décider d'utiliser tout de même JAMES // dans ce mode. Néanmoins, elle
s'expose ainsi à des difficultés pouvant pénaliser le résultat final. Dans ce cas,
il ne pourra cependant pas en être tenu rigueur au fabricant ou au
distributeur.
Un tableau décrivant les possibilités de JAMES //, pour chacun des trois niveaux
de compétence, est annexé à ce document.
Convivialité : Idéalement, tout appareil électronique ou informatique devrait être d'un usage
facile et le temps nécessaire à sa maîtrise aussi bref que possible. Moins un appareil
est convivial, plus son utilisateur court le risque d'en faire une utilisation
inadéquate. La réputation du produit en souffre immédiatement. C'est
pourquoi, les constructeurs s'efforcent, aujourd'hui, de développer des
produits conviviaux. A notre avis, personne ne peut encore prétendre avoir
atteint cet idéal, nous compris. Cependant, nous avons fait de notre mieux :
selon nos estimations, le 40 % environ des ressources utilisées pour le
développement de JAMES // ont été consacrées à sa convivialité!
Le principe à appliquer, lorsqu'on cherche à atteindre une convivialité maximum,
pourrait être exprimé de la façon suivante :
... dans la mesure du possible, l'appareil doit fournir à l'utilisateur et à l'opérateur
toutes les informations nécessaires à la réalisation de ce qu'ils désirent
entreprendre...
JAMES // : L'affichage (l'écran) de JAMES // est un instrument de dialogue. En
cours d'utilisation, il renseigne la personne handicapée sur l'ensemble de ses
actions. En phase de programmation ou de paramétrisation, il affiche un mode
d'emploi "On line", facilitant ainsi le travail de l'opérateur. De nuit, un dispositif
enclenche automatique un éclairage si les conditions de luminosité le
réclament.
JAMES // : Le concept du clavier : le clavier comprend un maximum de 24
touches. En couplant les touches deux par deux, ce nombre peut être réduit
de moitié. Chaque touche doit être en mesure de contenir les informations graphiques
nécessaires à l'utilisation du produit. Comparativement à JAMES /, le
nombre de touches, passant de 16 à 24, permet effectivement de représenter
pratiquement toutes les informations nécessaires, dans un format de taille acceptable.
Cela explique que JAMES // soit légèrement plus grand que JAMES /.
Les claviers : L'aptitude des utilisateurs à se servir d'un tel produit peut varier de façon
considérable. Avec JAMES /, nous avons constaté une corrélation entre l'aptitude
à comprendre le maniement du produit et la quantité des fonctions
demandées. Néanmoins, plusieurs modes d'utilisation (donc plusieurs claviers)
sont idéalement nécessaires. Sur le plan de la convivialité, le mode d'accès le
plus intuitif implique que chaque touche du clavier (clairement labellisée)
corresponde à une fonction précise du contrôle de l'environnement. Ce mode
d'accès sera qualifié de MODE DIRECT. Malheureusement, ce mode présente
le défaut de n'offrir qu'un nombre très limité de fonctions possibles. Pour
avoir accès à un nombre supérieur de fonctions, il devient donc nécessaire
d'envisager un codage, en combinant les touches entre elles, par exemple. Ce
mode est appelé MODE COMBINAISON (par exemple, en combinant la
touche TV avec la touche 2, on obtient la chaîne télévision no. 2).
Par ailleurs, il nous semble opportun de considérer également la convivialité
selon le type de fonction recherché : priorité à la facilité et à la rapidité d'accès
ou priorité à un grand nombre de possibilités distinctes. A la première catégorie,
appartiennent les fonctions dites prioritaires, telles que l'alarme, répondre
au téléphone ou encore un point d'éclairage. A la seconde catégorie,
appartiennent les fonctions moins prioritaires, telles que celles relatives au téléviseur,
par exemple.
JAMES // : Il n'impose pas un seul mode d'accès. Il offre un MODE DIRECT (12
ou 24 touches), un MODE COMBINAISON, avec ou sans "pages", incluant
plusieurs touches directes (12 ou 24 touches), ainsi qu'un "MULTIMODE" qui
est une sorte de compromis entre les divers modes de base.
Les modes d'accès : - MODE DIRECT : Destiné aux utilisateurs dont les aptitudes intellectuelles ou
les besoins sont limités.
JAMES // : A chaque touche correspond une fonction. Le clavier permet
simplement l'accès à 12 ou 24 touches (en 12 touches, celles-ci sont
couplées par deux). L'opérateur peut décider de faire varier ce nombre en
couplant les touches, selon son désir (en programmant plusieurs touches
ou paires de touches avec le même contenu).
- MODE COMBINAISON : Destiné aux utilisateurs n'ayant pas de difficulté
de compréhension et demandant un nombre important de possibilités.
JAMES // : Dans ce mode, la combinaison comporte deux paramètres. Le
premier détermine l'appareil que l'on désire télécommander ("l'application)
comme, par exemple : la télévision, la porte, le téléphone, le lit, les fenêtres,
etc... Le second paramètre concerne la "fonction" de l'appareil
hausser ou baisser le volume, choix du canal, choix de la piste du CD,
choix de la station radio, choix du numéro de téléphone, etc...
Graphiquement, les "applications" sont représentées au moyen d'un
symbole NOIR et les "fonctions" par un symbole graphique ROUGE. Sur
les 24 touches du clavier, 16 d'entre elles sont combinables (touches sur
fond blanc), autorisant un maximum de 256 combinaisons.
Le label graphique (symbole) de chaque touche peut encore être complété
par une inscription comportant 8 caractères. Il est, par ailleurs, également
possible d'interroger la touche afin d'en connaître le contenu, sans pour autant
en activer la télécommande.
Si une ou plusieurs "fonctions" ou "applications" préprogrammées et imprimées
devaient ne pas correspondre, il est alors possible d'éditer et de choisir
d'autres symboles.
Afin de ne pas entraver l'accès rapide aux fonctions prioritaires, un maximum
de 5 touches directes (touches sur fond jaune, ou sur fond rouge
pour l'alarme) demeurent disponibles.
- MODE PAGE : Ce mode est un cas particulier du mode "combinaison". Il
évite de devoir sélectionner, à chaque fois, "l'application" désirée. Le fait de
se mettre en MODE PAGE consiste à verrouiller l'application. Ainsi, en
sélectionnant la page télévision, il ne reste plus, à l'utilisateur, qu'à choisir
les fonctions désirées.
JAMES // permet de travailler en mode COMBI & PAGE ou en mode PAGE
seulement.
- MULTIMODE : Ce mode propose un compromis entre la convivialité du
MODE DIRECT et la puissance du MODE COMBINAISON. Il permet de
mettre à la disposition d'une personne un JAMES // d'utilisation simple (en
mode direct) tout en lui conservant la possibilité d'accéder à un nombre très
important de possibilités (jusqu'à 256) si ses aptitudes augmentent.
JAMES // : Pour cela, 16 touches directes, contenant les fonctions prioritaires,
sont disponibles. Ensuite, quatre touches permettent de sélectionner
toutes les applications et fonctions programmées, en les faisant défiler. Une
fois que la combinaison de l'application et de la fonction souhaitée a été sélectionnée,
une pression sur la touche verte ENTER envoie le signal infrarouge
désiré.
Ce mode est donc particulièrement intéressant puisque, au moyen d'une
seule programmation de JAMES //, ses utilisateurs peuvent bénéficier de
différents niveaux d'utilisation. Les niveaux inférieurs pourront avoir accès
directement à 16 fonctions et les bons niveaux bénéficieront, quant à eux,
des 16 fonctions prioritaires ainsi que d'un très grand nombre de canaux
supplémentaires, au moyen des 4 touches de sélection APPLICATION/
FONCTION.
Commandes
groupées : Voici quelques exemples de situations dans lesquelles l'utilisation des commandes
groupées peut se révéler fort utile :
Premier exemple : Imaginons que l'utilisateur de JAMES // soit occupé à regarder
la télévision et que, tout à coup, son téléphone mains-libres se mette à
sonner. Pour y répondre, il doit tout d'abord baisser le son de son téléviseur
et, ensuite, décrocher le téléphone. Cette séquence peut parfois prendre trop
de temps.
Deuxième exemple : L'utilisateur souhaite établir une communication téléphonique
et doit par conséquent composer un numéro de téléphone. Pour ce
faire, il décroche la ligne puis compose ce numéro, chiffre après chiffre. Cette
opération peut se révéler relativement lente, entraînant ainsi une coupure de la
ligne téléphonique avant qu'il ait eu le temps de terminer la composition du
numéro.
Troisième exemple : Au moment d'aller dormir, l'opérateur doit donner toute
une série de commandes, telles que : verrouiller la porte, éteindre toutes les lumières,
baisser les stores roulants, mettre les diverses installations audiovisuelles
en état de veille, etc...
Quatrième exemple : Certaines télécommandes, destinées à l'éclairage ou aux
stores roulants, ont des accès multiples. Par exemple, une action brève
entraîne une certaine fonction alors qu'une action longue en entraînera une
autre (lumière ON-OFF, variation de la lumière, stores roulants partiellement
ou totalement montés ou descendus).
JAMES // : Il offre la possibilité de grouper diverses commandes
(MACROCOMMANDES). Celles-ci peuvent être momentanées (lorsqu'il s'agit
de composer un numéro de téléphone ne devant pas rester dans la mémoire,
par exemple) ou à demeure. Les macrocommandes possibles sont de deux
types. Le premier enregistre uniquement la séquence (groupe de commandes)
souhaitée. Le second sélectionne une fonction parmi deux contenues sur la
même touche : par exemple, une pression brève entraînera l'allumage ou
l'extinction d'une lampe, alors qu'une pression plus soutenue en fera varier
l'intensité lumineuse.
Acquisition et
reproduction des
codes infrarouges : Pour la personne effectuant une installation de contrôle de l'environnement, le
fait de se trouver, sur le terrain, dans l'impossibilité de programmer les codes
infrarouges nécessaires à un utilisateur est une situation très problématique.
Un appareil de contrôle de l'environnement doit posséder une importante
aptitude à apprendre et à reproduire les codes infrarouges utilisés actuellement
et dans l'avenir, tout en tenant compte de ce qui suit :
a) Codes multiples ou "toggle codes" : Dans ce cas, et sans que l'utilisateur ne
s'en rende compte, chaque pression consécutive sur la même touche
envoie un code différent, effectuant ainsi deux, trois ou quatre cycles.
Exemple : Philips, utilisant les protocoles IR RC5, se sert de toggles pour les
fonctions MUTE et STEP (changement des canaux pas à pas, ainsi que
pour les chaînes se trouvant au-delà du numéro 9). Ne pas être en mesure
d'apprendre et surtout de reproduire automatiquement ces codes empêche
l'utilisation normale de ces fonctions.
JAMES // : Son système d'apprentissage des codes IR est automatiquement
en mesure d'apprendre et de reproduire les codes toggles, jusqu'à quatre
cycles. Outre la fonction TOGGLE implémentée d'origine sur certaines télécommandes,
la fonction TOGGLE peut également être utilisées lorsque :
- l'on souhaite avoir entre 2 et 4 canaux du téléviseur sous la même
touche de JAMES //,
- la commande d'éclairage installée requiert une touche pour l'enclenchement
et une autre pour le déclenchement et que l'on souhaite utiliser
pour ces fonctions une seule et même touche,
Dans de tels cas, une manière particulière de programmer les touches permettra,
par actions successives sur la même touche, d'obtenir jusqu'à 4
fonctions différentes.
b) Codes à multifréquences porteuses : Certains fabricants utilisent des système
multifréquences porteuses, combinés avec une enveloppe codée
conventionnelle (par exemple BLAUPUNKT, années 80).
JAMES // : Son système d'apprentissage et de reproduction des codes IR
peut traiter ce type de codes.
c) Codes à fréquences simples non modulées : Le dispositif SIEMENS DELTAFERN
(dans sa première version) ainsi que d'autres produits, généralement
simples et peu coûteux, sont codés de cette façon. Chaque canal (environ
4, en général) émet sa propre fréquence, sans modulation.
JAMES // apprend et reproduit ce type de codes
d) Codes à hautes fréquences porteuses : Le système danois BANG & OLUFSEN
utilise ces codes depuis de nombreuses années. Cette technologie se
répand rapidement. En effet, l'un de ses avantage est qu'une fréquence
porteuse jusqu'à 500 KHz a besoin de 10 fois moins d'énergie pour
envoyer un message IR que les fréquences habituellement utilisées, dont la
fréquence porteuse se situe entre 30 et 50 KHz. On trouve actuellement,
dans les grandes surfaces, des télécommandes simples pour l'éclairage
utilisant ces nouveaux codes. Certains nouveaux "bus" domotiques les
utilisent également.
JAMES // apprend les codes dont la fréquence porteuse est comprise entre
100 et 500'000 Hz.
* Codes difficiles : Dans certains cas, le mode d'apprentissage de JAMES //
n'accepte pas un code IR.
JAMES // possède un mode d'acquisition TURBO, permettant de
contourner ce problème.
* Codes impossibles : Malgré les efforts consentis par la FST pour réaliser un
traitement de signaux infrarouges digne de ce nom, il faut admettre que certains
codes (utilisés actuellement sur le marché ou pouvant arriver demain
avec de nouveaux produits) ne puissent pas être introduits dans JAMES //.
Nous avons prévu ce cas de figure : JAMES // peut alors être programmé
en atelier.
* Puissance d'émission : Il arrive que les appareils de contrôle de l'environnement
actuels ne disposent pas d'une puissance suffisante à l'émission. Il
suffit, par exemple, d'avoir une très mauvaise position par rapport au récepteur
ou qu'une trop grande distance sépare l'émetteur du récepteur
pour que la commande ne passe pas. La fiabilité de l'ensemble s'en trouve
affectée.
JAMES // dispose d'une émission IR dans 5 directions. Dans le but d'optimaliser
sa consommation d'énergie, la puissance peut être modulée en
choisissant d'activer ou non chacune des directions d'émission IR
possibles. Lorsqu'un mode économique est choisi, il reste possible
d'obtenir, momentanément, la pleine puissance.
Acquisition
des codes IR,
facilités : Programmer un tel appareil n'est pas chose facile... particulièrement lorsqu'on
a perdu son mode d'emploi ! Le menu de JAMES // donne les instructions à
suivre lors de la programmation.
Lorsqu'on programme une touche directe en mode page ou combinaison, il est
fréquent que les touches directes aient alors le même contenu, à chaque page.
Afin de gagner du temps lors de la programmation, le contenu d'une touche
est, par défaut, automatiquement programmé sur toutes les touches directes
identiques, mais dans les autres pages. Cette possibilité n'empêche pas
cependant la reprogrammation directe, dans la ou les pages de son choix.
Énergie : Source et économie d'énergie : Ces appareils étant utilisés en mode portable, la
source d'énergie doit permettre une autonomie aussi grande que possible. Par
ailleurs, il serait souhaitable que cette source puisse être multiple, selon les
conditions d'utilisation.
JAMES // :
a) JAMES // possède un circuit d'alimentations maintenant artificiellement la
tension fournie par les piles, jusqu'au dernier moment. L'autonomie du
produit est ainsi augmentée de 30% environ.
b) JAMES // est utilisable sur piles, accumulateurs (charge hors système) ou
sur alimentation extérieure. Afin de prévenir toute erreur et de permettre
son alimentation directe depuis les batteries d'un fauteuil roulant électriques,
les caractéristiques d'alimentation extérieure autorisent une tension
comprise entre 5 et 24 volts, en courant alternatif ou continu (indépendant
de la polarité du connecteur).
c) JAMES // indique l'état de la source d'énergie : il s'agit, par ce moyen,
d'éviter la mauvaise surprise provoquée par le tarissement soudain de la
source d'énergie.
Sur l'affichage, un symbole représentant une pile indique en permanence l'état
du niveau d'énergie fourni par les 4 piles. En cas d'alimentation séparée, le
symbole de la pile est remplacé par celui représentant un éclair...
Mémoire, capacité : Il serait facile de dimensionner largement la taille mémoire d'un tel appareil.
Cependant, les répercussions au niveau du prix ne sont pas négligeables.
Pour information, nous signalons que les utilisateurs de JAMES / consommant
beaucoup de mémoire ont, en général, une centaine de fonctions sur leur
appareil.
JAMES // : La capacité mémoire de JAMES // est prévue pour une moyenne de
200 codes environ. Un remplacement de la mémoire par une autre permet de
doubler cette capacité. Par ailleurs, JAMES // peut afficher l'état de la mémoire
(consommée ou restante) ainsi que le nombre de canaux programmés.
Mémoire,
sauvegarde : Voici une possibilité supplémentaire pouvant se révéler fort utile dans les situations
suivantes :
Premier cas : JAMES // vient d'être programmé; une erreur de manipulation ultérieure
efface tout le contenu de la mémoire... Il faut alors tout reprogrammer
!
Deuxième cas : Après une période d'utilisation, et pour une quelconque
raison, l'appareil est en panne et doit donc être réparé. Il peut arriver, lors de
la réparation, que JAMES perde son contenu et qu'il doive alors être
reprogrammé (impliquant parfois le déplacement de l'opérateur chez
l'utilisateur...).
Troisième cas : Dans un même bâtiment, adapté au contrôle de
l'environnement, il est prévu d'équiper 20 personnes avec JAMES. Il est
fastidieux de devoir programmer tous les appareils les uns après les autres de
la même façon.
Quatrième cas : L'entourage de l'utilisateur ne dispose pas d'aptitudes particulières
en tant qu'opérateur. Il est alors nécessaire d'envoyer quelqu'un sur
place afin de programmer le produit....
JAMES // : Il est possible de sauvegarder, totalement ou partiellement, le
contenu d'un appareil :
a) dans un ou plusieurs JAMES //
b) dans un ordinateur.
Cette opération est valable de et vers JAMES //.
Ergonomie,
accès : La diversité rencontrée chez les utilisateurs ne se situe pas uniquement au niveau
intellectuel mais également, bien sûr, au niveau des caractéristiques physiques
ou ergonomiques. Si certains peuvent utiliser un clavier normal,
d'autres en sont malheureusement incapables. C'est pourquoi il serait
souhaitable de pouvoir proposer une gamme de produits présentant plusieurs
possibilités d'accès ergonomiques. Pour des raisons de contraintes
économiques (marché relativement petit, nécessité de pouvoir recycler le
matériel, du moins dans certains pays), il n'est pas vraiment réaliste de
développer plusieurs appareils différents. Le constructeur doit, par
conséquent, chercher à proposer plusieurs variantes ergonomiques du même
produit.
JAMES // :
a) Manque de précision dans les gestes lors de l'utilisation du clavier : Clavier
de 12 ou 24 touches/possibilités de couplage des touches selon d'autres
clefs => faire "varier" la grandeur relative d'une touche.
b) Spasmes, mouvements hésitants : Temporisation et filtres divers.
c) Impossibilité d'utiliser le clavier : Système à défilement lumineux, par ligne,
colonne, ou pas à pas. Le défilement s'adapte en fonction de la sélection 12
ou 24 touches.
Boîtier : Le 80% des pannes rencontrées avec JAMES / (nous ne connaissons pas les
chiffres relatifs aux autres produits) sont consécutives à des contraintes mécaniques
et/ou chimiques. Une chute peut provoquer la rupture du boîtier, la
pluie peut engendrer des infiltrations d'eau pouvant entraîner la détérioration
de l'appareil.
JAMES // : Le concept et la technologie utilisés pour la réalisation de son boîtier
le rend insensible aux chocs provoqués par une chute de 2 mètres, sur un
sol dur (le boîtier résiste même à l'écrasement provoqué par le passage d'une
automobile).
Par ailleurs, son compartiment de piles, ainsi que les deux parties du boîtiers
sont assemblés au moyen d'un joint étanche. Les connecteurs, situés sur la
face inférieure, sont protégés du ruissellement par des bouchons
caoutchoutés.
Modularité,
Standardisation,
Combiner : Dès 1997, plusieurs fabricants d'aides techniques proposeront leurs produits
à une norme permettant de combiner entre eux les appareils. Cette norme est
une réponse à l'évolution de la demande tendant à vouloir satisfaire non plus
une seule application mais plusieurs. Il est, en effet, de plus en plus fréquent
de constater qu'une demande s'articule sur plusieurs applications telles que,
par exemple, un fauteuil roulant, un contrôle de l'environnement, l'accès
ergonomiques à l'ordinateur et/ou une voix synthétique. Actuellement ces
appareils doivent être assemblés séparément sur le fauteuil roulant, faute de
standard.
JAMES // : Avec l'appui de l'Union Européenne et de l'Office Fédéral Suisse de
l'Éducation et de la Science, la FST participe, depuis 1991, à une série de
programmes de recherche européens TIDE, dont en particuliers M3S et
FOCUS. C'est dans le cadre de ces projets qu'un standard permettant de
combiner entre elles les aides techniques (ou une partie de ces aides) a été
rendu possible. Baptisée M3S, cette norme devrait être appliquée par de plus
en plus de fabricants, ces prochaines années.
JAMES // est déjà conforme à la norme M3S, version 2.0.
JAMES //: MODE D'EMPLOI (à suivre)
REMERCIEMENTS
Le développement de JAMES // n'aurait pas et possible sans l'appui technique ou financier des organismes
suivants:
- L'École d'Ingénieurs du Canton de Neuchâtel, au Locle.
- La fondation neuchâteloise SOVAR.
- La DG XIII de la Commission Européenne, dans le cadre de ses programmes TIDE et SPRINT.
- La Fondation Suisse pour Paraplégiques, à Bâle.
- La Fondation Suisse en faveur de l'enfant IMC, à Berne.
- La société Canon Suisse.
- La Banque Lombard, Odier & Cie, Genève
La FST exprime ici ses plus vifs remerciements pour leurs nombreuses et importantes contributions.



 

 

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