LE CONTROLE DE L'ENVIRONNEMENT JAMES // PRÉSENTATION GÉNÉRALE Janvier 1996 INTRODUCTION Trois "homme/années" auront été nécessaires à la FST pour développer la deuxième génération de son contrôle de l'environnement JAMES. Avant d'emmener le lecteur à la découverte de ce nouveau produit, il nous semble intéressant de porter à sa connaissance les multiples démarches entreprises à l'occasion de ce travail. Il ne s'agit pas là de considérations purement techniques mais plutôt des éléments directeurs du concept global et particulier de ce produit. Un nombre de plus en plus important d'entreprises spécialisées proposent sur le marché des systèmes de contrôle de l'environnement présentant des similitudes avec JAMES /. L'évaluation de ces produits n'est pas facile et, à notre connaissance, aucune étude comparative complète n'a encore été réalisée dans ce domaine, à ce jour. Cet état de fait nous semble fort regrettable. En effet, pour pouvoir comparer objectivement de tels produits, il est indispensable pour l'évaluateur de disposer de solides connaissances, aussi bien sur le plan de la technique que sur celui de l'application. Dès lors, les professionnels de la rééducation, notamment les ergothérapeutes, éprouvent des difficultés lorsqu'il s'agit de conseiller valablement les personnes handicapées sur le type de matériel apte à satisfaire de façon optimale les besoins et les demandes exprimés. A notre avis, il appartient au fabricant lui-même de combler cette lacune en fournissant une liste aussi exhaustive que possible des caractéristiques de son produit. Celle-ci se doit non seulement de traiter les aspects techniques mais doit également révéler l'analyse des besoins, telle qu'elle a été faite lors de sa conception. Nous ne prétendons pas ici être parvenus à le faire dans une forme parfaite, cependant, dans ce document, nous nous sommes attachés à proposer une approche aussi complète que possible du produit JAMES // et à présenter l'analyse des besoins et de la demande résultant de sa réalisation. JAMES / est sur le marché depuis septembre 1977. A ce jour, environ 4'500 personnes en font un usage quotidien, en Suisse et à l'étranger. Il eût été difficile de tous les interroger afin de connaître les points faibles et forts de l'appareil qu'ils utilisent; c'est pourquoi, nous n'avons consulté qu'une partie d'entre eux. Nous tenons à adresser nos remerciement également à ceux qui, fabriquants, utilisateurs ou distributeurs des produits concurrents, ont nourri notre réflexion. CONTRÔLE D E L 'ENVIRONNEMEN T : Analyse des besoins Nous savons aujourd'hui que le contrôle de l'environnement est la clef de voûte de toute installation dans ce domaine. Considérant que l'utilisateur d'une telle installation soit bien formé à l'utilisation de son appareil et que ce dernier corresponde bien à la demande, il n'y a pas de doute quant au fait qu'un appareil de contrôle de l'environnement doit être bien pensé, adapté, monté... faute de quoi, même la meilleure des installations ne donnera que de piètres résultats. Les besoins caractéristiques de ce type de produit se résument essentiellement aux quelques points suivants : Convivialité : D'une façon générale, un produit doit pouvoir être utilisé de la façon la plus intuitive possible. Il ne sert à rien de proposer une multitude de possibilités si elles ne sont finalement pas utilisées ou si leur utilisation se révèle trop difficile à comprendre. Fiabilité : Un contrôle de l'environnement permet d'assurer à son utilisateur une certaine sécurité. Il doit par conséquent présenter une fiabilité maximale dans des conditions d'utilisation souvent très difficiles et s'apparentant à celles du domaine médical ou du domaine militaire (toute pondération faite cependant). Autonomie : L'énergie embarquée dans un tel appareil est limitée; il s'agira de prévoir une gestion de l'énergie aussi favorable que possible. Portabilité : Les personnes handicapées ne peuvent souvent se déplacer que par le biais d'un fauteuil roulant. Un contrôle de l'environnement devra par conséquent être aisément portable. Il rare, en effet, que leurs utilisateurs restent confinés à un seul endroit. Entretien : Bien que de nombreuses précautions doivent être prises par les constructeurs afin de respecter les consignes de qualité en vigueur, le fait de ne pas prévoir une éventuelle panne de l'appareil, ainsi que le moyen d'y remédier, constitue une erreur à ne pas commettre. Évolution : Devant la diversité des demandes et des aptitudes des utilisateurs, un contrôle de l'environnement devrait pouvoir s'adapter le mieux possible aux caractéristiques de la majorité des utilisateurs, ainsi qu'à l'évolution possible de leur demande (et de leur aptitude) dans les mois qui suivent la mise en service de l'installation. Technologie : Il est indispensable de pouvoir bénéficier des dernières technologies disponibles afin que le produit puisse durer. Il doit, en effet, pouvoir rester suffisamment longtemps sur le marché. Le fait de devoir changer fréquemment d'appareil complique la prescription, la formation et finit par pénaliser l'utilisateur. Combiner : Il y a 5 ans, la plupart des personnes handicapées utilisant un contrôle de l'environnement ne demandait pas à pouvoir accéder à plusieurs aides techniques en même temps. Aujourd'hui, il n'est pas rare de constater qu'une commande de fauteuil roulant, une aide à la communication ou encore une adaptation de la place de travail viennent s'ajouter au système de contrôle de l'environnement. Ainsi, le fait de pouvoir combiner entre eux plusieurs de ces appareils peut présenter de nombreux avantages, tant sur les plans technique, économique et pratique. CAHIER DES CHARGES DE JAMES // ET CARACTÉRISTIQUES EFFECTIVES Après avoir analysé différents systèmes de contrôle de l'environnement existants et suite aux nombreuses expériences cumulées par JAMES / et certains appareils concurrents, nous avons dressé une liste de caractéristiques qui, nous semble-t-il, déterminent les qualités que devrait posséder un contrôle de l'environnement portable. Ce travail représente, en quelque sorte, le cahier des charge de JAMES //. Performances générales : Le concepteur d'un contrôle de l'environnement se trouve confronté au dilemme que représente la grande diversité des utilisateurs - personnes handicapées ou rééducateurs - et de leurs demandes initiales (ou successives à quelques mois d'expérience), face à la gamme relativement restreinte de produits qu'il va pouvoir développer et distribuer. La première de ces deux considérations signifierait qu'il faille développer non pas un produit unique mais toute une gamme de produits. La seconde, quant à elle, limite la gamme pour des raisons économique évidentes, le "marché" étant relativement faible. Le concepteur d'un tel produit doit se souvenir que, dans ce domaine surtout, ce qui compte prioritairement ce n'est pas la puissance de la technologie, mais l'aptitude de l'homme à en faire usage. Pour faire face au dilemme de la diversité des demandes comparativement au potentiel réel du marché (limitant économiquement la gamme effectivement possible), une solution consiste à doter le produit de plusieurs configurations ou de plusieurs modes de fonctionnement. Sans pour autant satisfaire la totalité des demandes, il devient ainsi possible de donner satisfaction à la majeure partie des utilisateurs, avec un seul et même appareil de base. La qualité obtenue dans l'application d'une installation de contrôle de l'environnement peut être assimilée au produit de la qualité des technologies utilisées (et de leurs installations) par la compétence de la personne (l'aidant ou opérateur) qui procède à l'adaptation du produit aux demandes de l'utilisateur (l'aidé) et à la programmation ou paramétrisation du contrôle de l'environnement lui-même. Ce qui précède nous semble faire l'objet d'un fort consensus auprès des personnes bénéficiant d'une expérience dans ce domaine. Dans la réalité, l'expérience montre que la plupart des difficultés rencontrées dans ce domaine sont relativement souvent dues à une insuffisante compétence de l'opérateur. Ceci provient du fait que l'importance de ce savoir-faire a été négligée et que, par conséquent, les ressources nécessaires à son acquisition n'ont pas été mises à disposition. Niveau opérateur : Les constructeurs auront probablement constaté que, lorsque les résultats obtenus sont insuffisants, c'est généralement la qualité de la technologie (ou du produit) utilisée qui est tout d'abord mise en cause, plutôt que le manque d'expérience de l'opérateur. JAMES // : Il s'agit en fait d'un produit unique, présentant trois niveaux de programmation, selon les compétences de l'opérateur. Nous avons classé ce dernier en trois catégories : 1. NIVEAU JUNIOR : Nous partons du principe qu'à ce niveau de programmation, l'aidant n'a pas besoin d'être au bénéfice d'une quelconque expérience pour programmer JAMES //. En contrepartie, la performance du produit sera limitée. Dans ce cas, toute forme d'assistance, conseils ou services prodigués par le fournisseur JAMES // pourront faire l'objet d'une rémunération. 2. NIVEAU SENIOR : Pour obtenir la certification SENIOR, la participation de l'aidant à un stage de formation de base est souhaitable. Le stage en question permettra de développer ses compétences concernant : la prescription, le concept d'une installation simple, la connaissance du comportement des utilisateurs et de certains aidants, la situation relative à l'offre "contrôle de l'environnement" sur le marché, la programmation, la mise en service du produit ainsi que certaines considération techniques de base, telle que la transmission par infrarouges. Ainsi, il sera moins souvent nécessaire d'avoir recours au service d'assistance proposé par l'opérateur qu'au niveau JUNIOR. 3. NIVEAU PROFESSIONNEL : La certification PROFESSIONNEL s'obtient en participant à un stage spécifique de 3 jours, à condition d'avoir préalablement suivi un stage de base SENIOR. Ce cours développe de façon plus détaillée les sujets abordés lors du stage précédent. Il inclut des considérations très précises permettant une adaptation maximum du produit JAMES // aux divers types d'installations techniques ainsi qu'aux besoins, demandes, aptitudes et limites de son utilisateur. Un examen final permet d'obtenir la certification PROFESSIONNEL. A ces trois niveaux de compétence, correspondent trois niveaux de programmation, d'utilisation et de performance de JAMES //. Les niveaux JUNIOR et SENIOR peuvent être déterminés par l'opérateur lui-même. Quant au niveau PROFESSIONNEL, il ne peut être atteint qu'avec l'accord du distributeur, moyennant l'entrée dans JAMES // d'un code, propre à chaque appareil. Une personne ne disposant pas du niveau de compétence SENIOR peut librement décider d'utiliser tout de même JAMES // dans ce mode. Néanmoins, elle s'expose ainsi à des difficultés pouvant pénaliser le résultat final. Dans ce cas, il ne pourra cependant pas en être tenu rigueur au fabricant ou au distributeur. Un tableau décrivant les possibilités de JAMES //, pour chacun des trois niveaux de compétence, est annexé à ce document. Convivialité : Idéalement, tout appareil électronique ou informatique devrait être d'un usage facile et le temps nécessaire à sa maîtrise aussi bref que possible. Moins un appareil est convivial, plus son utilisateur court le risque d'en faire une utilisation inadéquate. La réputation du produit en souffre immédiatement. C'est pourquoi, les constructeurs s'efforcent, aujourd'hui, de développer des produits conviviaux. A notre avis, personne ne peut encore prétendre avoir atteint cet idéal, nous compris. Cependant, nous avons fait de notre mieux : selon nos estimations, le 40 % environ des ressources utilisées pour le développement de JAMES // ont été consacrées à sa convivialité! Le principe à appliquer, lorsqu'on cherche à atteindre une convivialité maximum, pourrait être exprimé de la façon suivante : ... dans la mesure du possible, l'appareil doit fournir à l'utilisateur et à l'opérateur toutes les informations nécessaires à la réalisation de ce qu'ils désirent entreprendre... JAMES // : L'affichage (l'écran) de JAMES // est un instrument de dialogue. En cours d'utilisation, il renseigne la personne handicapée sur l'ensemble de ses actions. En phase de programmation ou de paramétrisation, il affiche un mode d'emploi "On line", facilitant ainsi le travail de l'opérateur. De nuit, un dispositif enclenche automatique un éclairage si les conditions de luminosité le réclament. JAMES // : Le concept du clavier : le clavier comprend un maximum de 24 touches. En couplant les touches deux par deux, ce nombre peut être réduit de moitié. Chaque touche doit être en mesure de contenir les informations graphiques nécessaires à l'utilisation du produit. Comparativement à JAMES /, le nombre de touches, passant de 16 à 24, permet effectivement de représenter pratiquement toutes les informations nécessaires, dans un format de taille acceptable. Cela explique que JAMES // soit légèrement plus grand que JAMES /. Les claviers : L'aptitude des utilisateurs à se servir d'un tel produit peut varier de façon considérable. Avec JAMES /, nous avons constaté une corrélation entre l'aptitude à comprendre le maniement du produit et la quantité des fonctions demandées. Néanmoins, plusieurs modes d'utilisation (donc plusieurs claviers) sont idéalement nécessaires. Sur le plan de la convivialité, le mode d'accès le plus intuitif implique que chaque touche du clavier (clairement labellisée) corresponde à une fonction précise du contrôle de l'environnement. Ce mode d'accès sera qualifié de MODE DIRECT. Malheureusement, ce mode présente le défaut de n'offrir qu'un nombre très limité de fonctions possibles. Pour avoir accès à un nombre supérieur de fonctions, il devient donc nécessaire d'envisager un codage, en combinant les touches entre elles, par exemple. Ce mode est appelé MODE COMBINAISON (par exemple, en combinant la touche TV avec la touche 2, on obtient la chaîne télévision no. 2). Par ailleurs, il nous semble opportun de considérer également la convivialité selon le type de fonction recherché : priorité à la facilité et à la rapidité d'accès ou priorité à un grand nombre de possibilités distinctes. A la première catégorie, appartiennent les fonctions dites prioritaires, telles que l'alarme, répondre au téléphone ou encore un point d'éclairage. A la seconde catégorie, appartiennent les fonctions moins prioritaires, telles que celles relatives au téléviseur, par exemple. JAMES // : Il n'impose pas un seul mode d'accès. Il offre un MODE DIRECT (12 ou 24 touches), un MODE COMBINAISON, avec ou sans "pages", incluant plusieurs touches directes (12 ou 24 touches), ainsi qu'un "MULTIMODE" qui est une sorte de compromis entre les divers modes de base. Les modes d'accès : - MODE DIRECT : Destiné aux utilisateurs dont les aptitudes intellectuelles ou les besoins sont limités. JAMES // : A chaque touche correspond une fonction. Le clavier permet simplement l'accès à 12 ou 24 touches (en 12 touches, celles-ci sont couplées par deux). L'opérateur peut décider de faire varier ce nombre en couplant les touches, selon son désir (en programmant plusieurs touches ou paires de touches avec le même contenu). - MODE COMBINAISON : Destiné aux utilisateurs n'ayant pas de difficulté de compréhension et demandant un nombre important de possibilités. JAMES // : Dans ce mode, la combinaison comporte deux paramètres. Le premier détermine l'appareil que l'on désire télécommander ("l'application) comme, par exemple : la télévision, la porte, le téléphone, le lit, les fenêtres, etc... Le second paramètre concerne la "fonction" de l'appareil hausser ou baisser le volume, choix du canal, choix de la piste du CD, choix de la station radio, choix du numéro de téléphone, etc... Graphiquement, les "applications" sont représentées au moyen d'un symbole NOIR et les "fonctions" par un symbole graphique ROUGE. Sur les 24 touches du clavier, 16 d'entre elles sont combinables (touches sur fond blanc), autorisant un maximum de 256 combinaisons. Le label graphique (symbole) de chaque touche peut encore être complété par une inscription comportant 8 caractères. Il est, par ailleurs, également possible d'interroger la touche afin d'en connaître le contenu, sans pour autant en activer la télécommande. Si une ou plusieurs "fonctions" ou "applications" préprogrammées et imprimées devaient ne pas correspondre, il est alors possible d'éditer et de choisir d'autres symboles. Afin de ne pas entraver l'accès rapide aux fonctions prioritaires, un maximum de 5 touches directes (touches sur fond jaune, ou sur fond rouge pour l'alarme) demeurent disponibles. - MODE PAGE : Ce mode est un cas particulier du mode "combinaison". Il évite de devoir sélectionner, à chaque fois, "l'application" désirée. Le fait de se mettre en MODE PAGE consiste à verrouiller l'application. Ainsi, en sélectionnant la page télévision, il ne reste plus, à l'utilisateur, qu'à choisir les fonctions désirées. JAMES // permet de travailler en mode COMBI & PAGE ou en mode PAGE seulement. - MULTIMODE : Ce mode propose un compromis entre la convivialité du MODE DIRECT et la puissance du MODE COMBINAISON. Il permet de mettre à la disposition d'une personne un JAMES // d'utilisation simple (en mode direct) tout en lui conservant la possibilité d'accéder à un nombre très important de possibilités (jusqu'à 256) si ses aptitudes augmentent. JAMES // : Pour cela, 16 touches directes, contenant les fonctions prioritaires, sont disponibles. Ensuite, quatre touches permettent de sélectionner toutes les applications et fonctions programmées, en les faisant défiler. Une fois que la combinaison de l'application et de la fonction souhaitée a été sélectionnée, une pression sur la touche verte ENTER envoie le signal infrarouge désiré. Ce mode est donc particulièrement intéressant puisque, au moyen d'une seule programmation de JAMES //, ses utilisateurs peuvent bénéficier de différents niveaux d'utilisation. Les niveaux inférieurs pourront avoir accès directement à 16 fonctions et les bons niveaux bénéficieront, quant à eux, des 16 fonctions prioritaires ainsi que d'un très grand nombre de canaux supplémentaires, au moyen des 4 touches de sélection APPLICATION/ FONCTION. Commandes groupées : Voici quelques exemples de situations dans lesquelles l'utilisation des commandes groupées peut se révéler fort utile : Premier exemple : Imaginons que l'utilisateur de JAMES // soit occupé à regarder la télévision et que, tout à coup, son téléphone mains-libres se mette à sonner. Pour y répondre, il doit tout d'abord baisser le son de son téléviseur et, ensuite, décrocher le téléphone. Cette séquence peut parfois prendre trop de temps. Deuxième exemple : L'utilisateur souhaite établir une communication téléphonique et doit par conséquent composer un numéro de téléphone. Pour ce faire, il décroche la ligne puis compose ce numéro, chiffre après chiffre. Cette opération peut se révéler relativement lente, entraînant ainsi une coupure de la ligne téléphonique avant qu'il ait eu le temps de terminer la composition du numéro. Troisième exemple : Au moment d'aller dormir, l'opérateur doit donner toute une série de commandes, telles que : verrouiller la porte, éteindre toutes les lumières, baisser les stores roulants, mettre les diverses installations audiovisuelles en état de veille, etc... Quatrième exemple : Certaines télécommandes, destinées à l'éclairage ou aux stores roulants, ont des accès multiples. Par exemple, une action brève entraîne une certaine fonction alors qu'une action longue en entraînera une autre (lumière ON-OFF, variation de la lumière, stores roulants partiellement ou totalement montés ou descendus). JAMES // : Il offre la possibilité de grouper diverses commandes (MACROCOMMANDES). Celles-ci peuvent être momentanées (lorsqu'il s'agit de composer un numéro de téléphone ne devant pas rester dans la mémoire, par exemple) ou à demeure. Les macrocommandes possibles sont de deux types. Le premier enregistre uniquement la séquence (groupe de commandes) souhaitée. Le second sélectionne une fonction parmi deux contenues sur la même touche : par exemple, une pression brève entraînera l'allumage ou l'extinction d'une lampe, alors qu'une pression plus soutenue en fera varier l'intensité lumineuse. Acquisition et reproduction des codes infrarouges : Pour la personne effectuant une installation de contrôle de l'environnement, le fait de se trouver, sur le terrain, dans l'impossibilité de programmer les codes infrarouges nécessaires à un utilisateur est une situation très problématique. Un appareil de contrôle de l'environnement doit posséder une importante aptitude à apprendre et à reproduire les codes infrarouges utilisés actuellement et dans l'avenir, tout en tenant compte de ce qui suit : a) Codes multiples ou "toggle codes" : Dans ce cas, et sans que l'utilisateur ne s'en rende compte, chaque pression consécutive sur la même touche envoie un code différent, effectuant ainsi deux, trois ou quatre cycles. Exemple : Philips, utilisant les protocoles IR RC5, se sert de toggles pour les fonctions MUTE et STEP (changement des canaux pas à pas, ainsi que pour les chaînes se trouvant au-delà du numéro 9). Ne pas être en mesure d'apprendre et surtout de reproduire automatiquement ces codes empêche l'utilisation normale de ces fonctions. JAMES // : Son système d'apprentissage des codes IR est automatiquement en mesure d'apprendre et de reproduire les codes toggles, jusqu'à quatre cycles. Outre la fonction TOGGLE implémentée d'origine sur certaines télécommandes, la fonction TOGGLE peut également être utilisées lorsque : - l'on souhaite avoir entre 2 et 4 canaux du téléviseur sous la même touche de JAMES //, - la commande d'éclairage installée requiert une touche pour l'enclenchement et une autre pour le déclenchement et que l'on souhaite utiliser pour ces fonctions une seule et même touche, Dans de tels cas, une manière particulière de programmer les touches permettra, par actions successives sur la même touche, d'obtenir jusqu'à 4 fonctions différentes. b) Codes à multifréquences porteuses : Certains fabricants utilisent des système multifréquences porteuses, combinés avec une enveloppe codée conventionnelle (par exemple BLAUPUNKT, années 80). JAMES // : Son système d'apprentissage et de reproduction des codes IR peut traiter ce type de codes. c) Codes à fréquences simples non modulées : Le dispositif SIEMENS DELTAFERN (dans sa première version) ainsi que d'autres produits, généralement simples et peu coûteux, sont codés de cette façon. Chaque canal (environ 4, en général) émet sa propre fréquence, sans modulation. JAMES // apprend et reproduit ce type de codes d) Codes à hautes fréquences porteuses : Le système danois BANG & OLUFSEN utilise ces codes depuis de nombreuses années. Cette technologie se répand rapidement. En effet, l'un de ses avantage est qu'une fréquence porteuse jusqu'à 500 KHz a besoin de 10 fois moins d'énergie pour envoyer un message IR que les fréquences habituellement utilisées, dont la fréquence porteuse se situe entre 30 et 50 KHz. On trouve actuellement, dans les grandes surfaces, des télécommandes simples pour l'éclairage utilisant ces nouveaux codes. Certains nouveaux "bus" domotiques les utilisent également. JAMES // apprend les codes dont la fréquence porteuse est comprise entre 100 et 500'000 Hz. * Codes difficiles : Dans certains cas, le mode d'apprentissage de JAMES // n'accepte pas un code IR. JAMES // possède un mode d'acquisition TURBO, permettant de contourner ce problème. * Codes impossibles : Malgré les efforts consentis par la FST pour réaliser un traitement de signaux infrarouges digne de ce nom, il faut admettre que certains codes (utilisés actuellement sur le marché ou pouvant arriver demain avec de nouveaux produits) ne puissent pas être introduits dans JAMES //. Nous avons prévu ce cas de figure : JAMES // peut alors être programmé en atelier. * Puissance d'émission : Il arrive que les appareils de contrôle de l'environnement actuels ne disposent pas d'une puissance suffisante à l'émission. Il suffit, par exemple, d'avoir une très mauvaise position par rapport au récepteur ou qu'une trop grande distance sépare l'émetteur du récepteur pour que la commande ne passe pas. La fiabilité de l'ensemble s'en trouve affectée. JAMES // dispose d'une émission IR dans 5 directions. Dans le but d'optimaliser sa consommation d'énergie, la puissance peut être modulée en choisissant d'activer ou non chacune des directions d'émission IR possibles. Lorsqu'un mode économique est choisi, il reste possible d'obtenir, momentanément, la pleine puissance. Acquisition des codes IR, facilités : Programmer un tel appareil n'est pas chose facile... particulièrement lorsqu'on a perdu son mode d'emploi ! Le menu de JAMES // donne les instructions à suivre lors de la programmation. Lorsqu'on programme une touche directe en mode page ou combinaison, il est fréquent que les touches directes aient alors le même contenu, à chaque page. Afin de gagner du temps lors de la programmation, le contenu d'une touche est, par défaut, automatiquement programmé sur toutes les touches directes identiques, mais dans les autres pages. Cette possibilité n'empêche pas cependant la reprogrammation directe, dans la ou les pages de son choix. Énergie : Source et économie d'énergie : Ces appareils étant utilisés en mode portable, la source d'énergie doit permettre une autonomie aussi grande que possible. Par ailleurs, il serait souhaitable que cette source puisse être multiple, selon les conditions d'utilisation. JAMES // : a) JAMES // possède un circuit d'alimentations maintenant artificiellement la tension fournie par les piles, jusqu'au dernier moment. L'autonomie du produit est ainsi augmentée de 30% environ. b) JAMES // est utilisable sur piles, accumulateurs (charge hors système) ou sur alimentation extérieure. Afin de prévenir toute erreur et de permettre son alimentation directe depuis les batteries d'un fauteuil roulant électriques, les caractéristiques d'alimentation extérieure autorisent une tension comprise entre 5 et 24 volts, en courant alternatif ou continu (indépendant de la polarité du connecteur). c) JAMES // indique l'état de la source d'énergie : il s'agit, par ce moyen, d'éviter la mauvaise surprise provoquée par le tarissement soudain de la source d'énergie. Sur l'affichage, un symbole représentant une pile indique en permanence l'état du niveau d'énergie fourni par les 4 piles. En cas d'alimentation séparée, le symbole de la pile est remplacé par celui représentant un éclair... Mémoire, capacité : Il serait facile de dimensionner largement la taille mémoire d'un tel appareil. Cependant, les répercussions au niveau du prix ne sont pas négligeables. Pour information, nous signalons que les utilisateurs de JAMES / consommant beaucoup de mémoire ont, en général, une centaine de fonctions sur leur appareil. JAMES // : La capacité mémoire de JAMES // est prévue pour une moyenne de 200 codes environ. Un remplacement de la mémoire par une autre permet de doubler cette capacité. Par ailleurs, JAMES // peut afficher l'état de la mémoire (consommée ou restante) ainsi que le nombre de canaux programmés. Mémoire, sauvegarde : Voici une possibilité supplémentaire pouvant se révéler fort utile dans les situations suivantes : Premier cas : JAMES // vient d'être programmé; une erreur de manipulation ultérieure efface tout le contenu de la mémoire... Il faut alors tout reprogrammer ! Deuxième cas : Après une période d'utilisation, et pour une quelconque raison, l'appareil est en panne et doit donc être réparé. Il peut arriver, lors de la réparation, que JAMES perde son contenu et qu'il doive alors être reprogrammé (impliquant parfois le déplacement de l'opérateur chez l'utilisateur...). Troisième cas : Dans un même bâtiment, adapté au contrôle de l'environnement, il est prévu d'équiper 20 personnes avec JAMES. Il est fastidieux de devoir programmer tous les appareils les uns après les autres de la même façon. Quatrième cas : L'entourage de l'utilisateur ne dispose pas d'aptitudes particulières en tant qu'opérateur. Il est alors nécessaire d'envoyer quelqu'un sur place afin de programmer le produit.... JAMES // : Il est possible de sauvegarder, totalement ou partiellement, le contenu d'un appareil : a) dans un ou plusieurs JAMES // b) dans un ordinateur. Cette opération est valable de et vers JAMES //. Ergonomie, accès : La diversité rencontrée chez les utilisateurs ne se situe pas uniquement au niveau intellectuel mais également, bien sûr, au niveau des caractéristiques physiques ou ergonomiques. Si certains peuvent utiliser un clavier normal, d'autres en sont malheureusement incapables. C'est pourquoi il serait souhaitable de pouvoir proposer une gamme de produits présentant plusieurs possibilités d'accès ergonomiques. Pour des raisons de contraintes économiques (marché relativement petit, nécessité de pouvoir recycler le matériel, du moins dans certains pays), il n'est pas vraiment réaliste de développer plusieurs appareils différents. Le constructeur doit, par conséquent, chercher à proposer plusieurs variantes ergonomiques du même produit. JAMES // : a) Manque de précision dans les gestes lors de l'utilisation du clavier : Clavier de 12 ou 24 touches/possibilités de couplage des touches selon d'autres clefs => faire "varier" la grandeur relative d'une touche. b) Spasmes, mouvements hésitants : Temporisation et filtres divers. c) Impossibilité d'utiliser le clavier : Système à défilement lumineux, par ligne, colonne, ou pas à pas. Le défilement s'adapte en fonction de la sélection 12 ou 24 touches. Boîtier : Le 80% des pannes rencontrées avec JAMES / (nous ne connaissons pas les chiffres relatifs aux autres produits) sont consécutives à des contraintes mécaniques et/ou chimiques. Une chute peut provoquer la rupture du boîtier, la pluie peut engendrer des infiltrations d'eau pouvant entraîner la détérioration de l'appareil. JAMES // : Le concept et la technologie utilisés pour la réalisation de son boîtier le rend insensible aux chocs provoqués par une chute de 2 mètres, sur un sol dur (le boîtier résiste même à l'écrasement provoqué par le passage d'une automobile). Par ailleurs, son compartiment de piles, ainsi que les deux parties du boîtiers sont assemblés au moyen d'un joint étanche. Les connecteurs, situés sur la face inférieure, sont protégés du ruissellement par des bouchons caoutchoutés. Modularité, Standardisation, Combiner : Dès 1997, plusieurs fabricants d'aides techniques proposeront leurs produits à une norme permettant de combiner entre eux les appareils. Cette norme est une réponse à l'évolution de la demande tendant à vouloir satisfaire non plus une seule application mais plusieurs. Il est, en effet, de plus en plus fréquent de constater qu'une demande s'articule sur plusieurs applications telles que, par exemple, un fauteuil roulant, un contrôle de l'environnement, l'accès ergonomiques à l'ordinateur et/ou une voix synthétique. Actuellement ces appareils doivent être assemblés séparément sur le fauteuil roulant, faute de standard. JAMES // : Avec l'appui de l'Union Européenne et de l'Office Fédéral Suisse de l'Éducation et de la Science, la FST participe, depuis 1991, à une série de programmes de recherche européens TIDE, dont en particuliers M3S et FOCUS. C'est dans le cadre de ces projets qu'un standard permettant de combiner entre elles les aides techniques (ou une partie de ces aides) a été rendu possible. Baptisée M3S, cette norme devrait être appliquée par de plus en plus de fabricants, ces prochaines années. JAMES // est déjà conforme à la norme M3S, version 2.0. JAMES //: MODE D'EMPLOI (à suivre) REMERCIEMENTS Le développement de JAMES // n'aurait pas et possible sans l'appui technique ou financier des organismes suivants: - L'École d'Ingénieurs du Canton de Neuchâtel, au Locle. - La fondation neuchâteloise SOVAR. - La DG XIII de la Commission Européenne, dans le cadre de ses programmes TIDE et SPRINT. - La Fondation Suisse pour Paraplégiques, à Bâle. - La Fondation Suisse en faveur de l'enfant IMC, à Berne. - La société Canon Suisse. - La Banque Lombard, Odier & Cie, Genève La FST exprime ici ses plus vifs remerciements pour leurs nombreuses et importantes contributions.
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